Toujours dans ce livre il y a une magnifique (magnifique c'est mieux que super non?) description d'une soirée dans le manhattan chic. Déjà ça commence par le moyen pour se rendre à cette soirée : les personnages payent un parking a 820$ par mois pour les voitures de luxe mais vraiment ça ne se fait pas d'arriver en voiture car alors il faut la garer et c'est la honte. Donc ils louent une voiture à 300$ pour faire les 6 pâtés de maison . Ensuite arrivés dans l'immeube ils se retrouvent dans l'ascenseur avec un autre couple, ils pourraient se parler aimablement mais ça ne se fait pas non plus. Arrivés dans l'appartement c'est à la maitresse de maison d'intervenir(et là on prend un cours digne de Nadine de Rotschild), celle ci court vers ses nouveaux invités et leur consacre environ 30 sec - 1 min (temps maximum car vos autres invités triés sur le volet attendent )et pendant ce temps là il faut qu'elle se débrouille pour répartir ce couple dans 2 groupes différents "OOOOhhh untel rêeve de te rencontrer!..."ou "OOOOhh tu verras Untel est la nouvelle coqueluche du tout Manhattan" . Et là il faut s'intégrer dans des groupes que l'on ne connait pas.
Le personnage essaie de s'integrer et lance une remarque dans la discussion et là...HONTE SUPREME tout le monde fait comme s'ils n'avait pas entendu....il s'eclipse donc discrètement . Il se retrouve alors à faire un groupe à lui tout seul.Aie aie aie c'est la honte il faut vite trouver un autre groupe !
Et là il va vers sa femme (pour lui parler de quoi déjà? je ne sais plus ) il va dans son groupe..elle est horrifiée car elle sait que c'est la honte..et en plus de ça il la prend par le bras pour lui dire son truc hyper important ! Et au moment où il fait un groupe avec son couple (encore pire que de faire un groupe à soi tout seul!) la maitresse de maison les surprend et les grille !
pfffiou c'est pas de tout repos de faire maitresse de maison !
Comme j'avance peu en broderie en ce moment et que la dernière robe en couture m'a bien calmée j'ai plus de temps pour lire. Au lieu de mettre simplement les images à gauche je vais parler un peu de ces livres, pour partager mes impressions.
Alors le dernier en date : Cauchemar nippon de Matthew Kneale.
Durée à prévoir : 3h30, c'est à dire un Montpellier-Paris (pile poil).
Déjà j'étais attirée par la couverture (elle est belle hein!), et aussi (quand même!) parce que voilà un livre qui parle du Japon (que j'adore), qui est contemporain (parce que les samouraï et les geishas au bout d'un moment ça lasse) et qui n'est pas un policier dans les bas-fonds de Tokyo, et en plus il est sensé être drôle (c'est bien quand on a fini les vacances et que l'on doit rentrer sur Paris).
Point négatif, comme son nom l'indique Matthew Kneale n'est pas Japonais, ça sera donc un livre sur les Japonais vus par un Européen, bon allons y quand même, il devrait connaitre son sujet .
Ca commence bien : le routard qui arrive au Japon apres un tour en Asie, qui n'a plus de sous, qui a perdu son passeport, et tout ce qu'il trouve c'est une école privée pour donner des cours d'anglais au noir (il n'a pas de permis de travail) et en plus ses employeurs ne lui versent pas ce qu'ils lui doivent.
Il rencontre une Japonaise (la description de la Japonaise par contre est très bien, on sent qu'il a étudié la question) PUIS sa famille. Et c'est là que le bât blesse et que l'on tombe dans le n'importe quoi, le cliché et limite anti Japonais.
Bon il faut le prendre au second degrès (j'essaie mais j'aime pas qu'on critique les Japonais...non mé!).
Clémence Boulouque : Mort d'un silence.
Le juge Boulouque vous vous en souvenez ? En 1990 il se suicide. Il avait été juge antiterroriste sur une affaire avec l'Iran, avec pour trame de fond les otages en Iran. Vous vous rappellez au journal " Aujourd hui c'est le xmillième jour de détention pour Roger Auque, Marcel Carton, Georges Hansen, Jean-Paul Kauffmann et Jean-Louis Normandin les otages français au Liban".
C'était le début de la médiatisation des juges, il était surnommé "le petit juge" (pff ces surnoms à la c**)... Il avait été mis en examen car il avait donné une interview dans un magazine. Il avait une petite fille née en 1977. Tres simplement elle évoque son enfance et cette période en particuler, de 1986 à 1990. C'est un livre simple et très émouvant.
Ce qui m'a touché c'est que sur la 4 ème page de couverture elle dit "le juge Boulouque vous ne vous en souvenez pas". J'aimerai pouvoir lui dire que si, je m'en souviens, il a laissé son empreinte
Il me touche d'autant plus lorsqu'elle évoque ses souvenirs elle parle de chose que j'ai connues au même moment : Récré A2 etc.... Elle parle aussi de tous les messages de soutien qu'elle a reçues et auxquels elle n'avait pas répondu, ni sa mère. Depuis 15 ans elle avait gardé ça pour elle et enfin elle peut les remercier.
Bref, je le conseille : ***
Paul Auster jouit d'une super réputation, j'essaie donc la trilogie New Yorkaise qui commence par "Cité de verre".
Je crois que je n'ai rien compris, j'ai du passer à côté d'une subtilité je sais pas...
Je vais raconter l'histoire alors ceux qui veulent le lire : zappez la suite.Un gars suite à un quiproquo se met a espionner un père qui sort de prison/hopital psychiatrique car il avait enfermé son enfant pendant des années et est soupçonné de vouloir le tuer pour se venger. Au bout du compte il ne vit que pour ça, il le suit et finit par en devenir SDF à vivre près des poubelles et ne pas rentrer chez lui pour être sûr de ne pas le perdre. Bon....et après ?
Quel est le message? Y a t'il un suspens ? On apprend quelque chose ? ... bof....;
Le topo : "Tapi dans les recoins les plus secrets du Lutetia, un homme voit l'Europe s'enfoncer dans la guerre mondiale. Edouard Kiefer, Alsacien, ancien flic des RG. Détective chargé de la sécurité de l'hôtel et de ses clients. Discret et intouchable, nul ne sait ce qu'il pense. Dans un Paris vaincu, occupé, humilié, aux heures les plus sombres de la collaboration, cet homme est hanté par une question : jusqu'où peut-on aller sans trahir sa conscience ? De 1938 à 1945, l'hôtel Lutetia - l'unique palace de la rive gauche - partage le destin de la France. Entre ses murs se succèdent exilés, écrivains et artistes, puis officiers nazis et trafiquants du marché noir, pour laisser place enfin à la cohorte des déportés de retour des camps. En accordant précision biographique et souffle romanesque, Pierre Assouline redonne vie à la légende perdue du grand hôtel, avec un art du clair-obscur qui convient mieux que tout autre au mythique Lutetia. "
Au début j'ai trouvé que l'intrigue mettait du temps à se mettre en place , mais ceci était finalement necessaire pour comprendre la situation. Chaque personnage à son rôle à jouer, chacun represente une situation qui a pu se produire en réalité. D'ailleurs si j'ai bien compris tous les faits évoqués sont réels. Quelques scènes m'ont marquées : les Parisiens qui vont acclamer Pétain dans la rue et quelques temps plus tard les mêmes Parisiens vont acclamer De Gaulle, ça fait peur...
Ou bien les interrogatoires que subissaient les déportés pour reconnaitre les faux déportés (des allemands , des collaborateurs...).
L'hotel Lutetia, comme tous les palaces et de très nombreux hotels a été requisitionné , pour le Lutetia ce sera le QG de l'Abwehr : le service de renseignements. Le narrateur dit que ça aurait pu être pire: ça aurait pu être la Gestapo.
Bref c'est tres interessant et je le conseille
Le goût
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A mon seul désir
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Vous voulez vous faire une petite peur?
J'ai cru que je ne le finirai jamais ! (729 pages) C'est un peu les chroniques de San Francisco en Chine :o) Je le conseillerai à ceux qui sont attirés par la Chine ...J'étais obligée de le finir car c'est une collègue qui me l'a preté (parce que je lui ai preté "Balzac et la petite tailleuse chinoise" ..celui là je le conseille par contre! et il est plus court !)Dans cette immense et foisonnante fresque sociale, digne du classique Rêve du pavillon rouge ou de l'érotique, jing Ping Mei, Jia Pingwa raconte comment se font et se défont aujourd'hui, dans la grande ville de Xi'an, les relations professionnelles, familiales ou amoureuses.
Cette histoire d'une descente aux enfers, tour à tour satirique et grave, érotique et poignante, oeuvre d'une des figures de proue de la jeune littérature chinoise, a été couronnée en France par le prix Femina étranger 1997.
Cette histoire est vraiment incroyable :
Nous sommes en janvier 1947, une femme est retrouvée dans un terrain vague de Los Angeles.
A l'époque il y avait beaucoup de meurtres, celui ci est donc un parmi d'autres. Cependant malheureusement pour la victime ce meurtre a quelque chose d'unique : son horreur car le corps a été découpé en 2 au niveau de la taille.Le surnom "Dahlia noir" qui lui a été donné va aussi l'entourer d'un certain mystère et de fantasmes. Le meurtrier ne sera jamais retrouvé.
James Ellroy a perdu sa mère qui a été assasinée elle aussi et le meurtre n'a pas été élucidé, il écrit "Le Dahlia Noir" en gardant le contexte historique mais en imaginant complètement la résolution de cette affaire (livre porté recemment à l'écran).
Un jour George Hodel , qui a travaillé au LAPD (Los Angeles Police Departement qui a été en charge de l'enquête ) dans les années 90 se retrouve par un hasard incroyable melé à cette histoire.
Il pense avoir retrouvé le meurtrier. Apres avoir lu son livre je pense qu'en effet il l'a trouvé, et c'est peut être aussi l'assassin de la mère de James Ellroy. La boucle est bouclée..Je ne vous dis pas qui c'est il faut garder le suspens
Steve Hodel "L'affaire du Dalhia noir"
PS : il parait que sur internet on peut trouver les photos , je n'ai pas essayé je crois que je ferai des cauchemards, rien que la description glace le sang, et dans le livre de Hodel il y a déjà quelques photos.