Chaque année, 18 milliards d'imprimés, soit 830 000 tonnes de papiers publicitaires, et 1,8 milliards de journaux gratuits, soit 160 000 tonnes transitent dans nos boîtes aux lettres. Ces courriers non sollicités sont distribués à 80 % par les grandes surfaces, à 12% par les commerces locaux et à 8% pour les banques, les assurances, les agences immobilières, les services de réparation…
Refuser la publicité dans sa boîte aux lettres, c'est d'abord un geste simple qui permet de limiter les quantités de déchets à gérer. Pour un foyer, cela représente en moyenne 40 kg de papier par an soit 17 kg/hb/an. Ces 40 kg de papiers représentent un douzième de la quantité des déchets annuels d'un habitant.
Refuser la publicité, c'est aussi mettre fin à un gaspillage énorme de ressources naturelles. Pour fabriquer une tonne de papier, il faut abattre environ 10 arbres. Si 5 % des Français faisaient le choix de ne plus recevoir d'imprimés publicitaires, ce seraient 40 000 tonnes de papiers épargnés soit 4 fois le poids de la tour Eiffel. Et 40 000 tonnes de papiers épargnés, c'est 400 000 arbres qui ne seront pas abattus.
Refuser les publicités, c'est arrêter de polluer inutilement. Pour fabriquer des prospectus publicitaires, il faut utiliser des produits nocifs pour l'environnement et une grande quantité d'énergie. Pour fabriquer 40 kg de papiers, il faut selon le procédé : 20 à 40 kg de bois, 200 à 600 litres d'eau, 120 à 240 Kwh d'électricité, de l'encre avec des métaux lourds, des adjuvants et colorants.
Refuser les publicités, c’est économiser de l’argent. Ces prospectus publicitaires que l'on dit "gratuits" coûtent en fait 4 euros par an et par foyer. Pour une ville de 100 000 habitants, le traitement de ces déchets représente une dépense supplémentaire de 250 000 euros par an.
